3. Comment se disposer à la contrition ?
Se préparer à la confession, ce n'est seulement faire son "examen de cons cience", en cherchant ses péchés. Il y a quelque chose de plus important que l'on néglige parfois. Il faut regretter ses péchés en comprenant qu'ils ont offensé Dieu.
La "contrition" consiste à reconnaître que nous sommes éloignés de Dieu par notre faute et à regretter notre manque d'amour. C'est à la lumière de l'amour de Dieu pour nous que nous saisissons que le péché est plus qu'une faute humaine. Il faut donc demander à Dieu qu'il nous éclaire sur notre vie, qu'il nous aide à prendre conscience de notre péché.
C'est enfin être décidé à prendre les moyens pour ne plus retomber dans le péché, c’est-à-dire, prendre des résolutions concrètes. C'est enfin s'engager à réparer, si c'est nécessaire, le mal que nous avons fait par notre péché.
4. Comment se passe la confession ?
Le sacrement est donné dans un dialogue de prière entre le prêtre et le pénitent. Le pénitent demande le pardon de Dieu et avoue ses péchés ; le prêtre aide le pénitent à mesurer la grandeur de l’amour de Dieu et de sa miséricorde; le péni- tent dit une prière de "contrition" c’est-à-dire, de repentir; le prêtre donne "l’absolution", le pardon des péchés, de la part du Seigneur et invite le pénitent à un acte concret ou à une prière manifestant une ferme volonté de vivre le pardon de Dieu.
5. Se confesse-t-on toujours dans un confessionnal ?
C'est au XVII ° siècle que sont apparus les confessionnaux qui sont devenu le lieu presque unique de la confession. Actuellement les lieux se sont diversifiés : on utilise encore le confessionnal, mais cela peut être un local accueillant ou différents emplacements dans l'église.
6. Est-ce utile de se confesser quand nous commettons toujours les mêmes péchés ?
On est souvent découragé de se confesser, en se disant que l'on recommencera les mêmes péchés. Cela mérite réflexion. Il est certain que la confession ne nous transforme pas complètement, mais le sacrement du pardon nous met dans l’humilité devant Dieu qui nous aime malgré notre faiblesse. D'autre part, on se contente parfois, en préparant sa confession, de faire une liste de ses péchés, sans avoir une vraie contrition. Cela peut expli quer que la grâce de Dieu ne change pas notre vie.
7. Que faire lorsqu’on n’a rien à dire ?
Parfois, on ne voit pas en quoi consistent nos péchés, on ne sait pas quoi dire. On n'a parfois l'impression que l’on n’a pas de péchés qui auraient besoin du pardon de Dieu. Cependant, si nous ne voyons pas nos péchés, nos voisins, eux, les connaissent. St Jean dit "Si nous disons que nous n'avons pas de péché, la vérité n'est pas en nous" (1 Jn 1,8-10). On a cette impression parce qu'on n'a pas assez conscience des exigences de l'Évangile. La célébration collective qui nous présente la parole de Dieu et la rencontre avec un prêtre nous aident à une prise de conscience. Si on a l’impression de n’avoir rien à dire, c’est le signe qu’il y a quelque chose à changer dans sa vie.
8. Quand se confesser ? Y-a-il des occasions ou des lieux favorables ?
Les grandes fêtes religieuses durant l’année peuvent servir de repères pour revenir vers Dieu par le sacrement de réconciliation. On peut se confesser à l'approche des fêtes. Le temps du carême, par exemple le "mercredi des cendres", est aussi un moment privilégié pour recevoir le pardon. Il est plus facile de se confesser quand on le fait régulièrement que d'une manière occasion- nelle. Beaucoup de chrétiens demandent l’absolution de leurs péchés à l’occasion des grands rassemblements, dans des lieux de pèlerinage ou dans des sessions des mouvements du Renouveau charismatique.
9. Que nous apporte l'aveu de nos péchés ?
Cet aveu est parfois pénible, humiliant, mais il nous libère d'un poids. L'aveu est une libération. De plus, en nous faisant formuler nos péchés, il nous aide aussi à voir plus clair en nous, à faire la vérité sur nous-mêmes. Ainsi, il opère en nous une transformation qui permet de mieux prendre conscience de l'amour de Dieu qui pardonne. La confession n'est pas une démarche de deuil et de tristesse, mais une demande pleine de confiance. On éprouve la paix et la joie après s'être confessé.