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Le 2 octobre dernier, c'était la fête de saint François d'Assise, patron de la Paroisse-Mission où réside le Père Évêque Gaëtan Boulay à Saint-Philippe de La Prairie. À l'occasion de la messe célébrée en l'église historique Saint-Mark du Vieux-Longueuil, un prix de reconnaissance a été remis à une personne qui a su se démarquer dans le dévouement et l'apostolat. La candidature de M. le diacre Henri Gagnon (Catholique Romain), présentée par M. le Chanoine Sylvain Tremblay, a été retenue par le comité de sélection.
Voici le texte de présentation qui a été lu lors de la célébration: Le 5 juin 1921, Henri pousse ses premiers cris dans la maison familiale du Lac Noir au Québec. Après avoir perdu des enfants à la suite de la pandémie de la grippe espagnole de 1918-1919, la joie s’exprime bien sur les visages de Marie-Anna et de Jean-Baptiste Gagnon. Les heureux parents présentent le petit Henri au baptême en l’église paroissiale du village. Il grandit dans ce petit village de mineurs… à l’occasion, il va porter le dîner à son père qui travaille dans une mine d’amiante. Plus tard, avec l’aide du curé du village, Henri entre au Petit Séminaire de Saint-Victor de Beauce. De là, il fait son entrée chez les Frères de l’Instruction Chrétienne. Après 6 à 7 années chez les religieux enseignants, Henri continue sa vocation de professeur comme laïque. À Drummondville, il se fait découvrir comme animateur de radio. Il se fait connaître d’abord comme lecteur de nouvelles et par la suite anime une émission consacrée aux jeunes « Samedi-Jeunesse ». C’est avec affection que les enfants le surnomment « mon oncle Henri ». Il étudie à l’université de Montréal où il obtient un diplôme en théologie. À Saint-Jérôme et à Montréal, il est très apprécié comme directeur d’école, comme professeur et animateur de pastoral. Dans les années 1970, il est accepté par l’office du Diaconat permanent afin qu’il puisse suivre une formation au Grand Séminaire de Montréal. Son stage et son projet diaconal se fait en l’église Saint-Eusèbe-de-Verceil. C’est dans cette même église, le 5 avril 1981, qu’Henri est ordonné diacre par Monseigneur André-Marie Cimichella. Tout en étant enseignant, Henri continue son dévouement auprès des paroissiens en proclamant la Parole de Dieu, sera diacre d’office pour les différentes célébrations liturgiques et baptisera plus de 1000 enfants. Un jour, le secrétaire de Mgr Paul Grégoire approche le diacre Henri pour lui offrir de prier le chapelet sur les ondes de CFMB 1410 Am. Il accepte cette invitation et durant 20 ans, beau temps, mauvais, ce dévoué diacre se rend à la Cathédrale de Montréal, endroit où est diffusé le chapelet dont les méditations sont très appréciées par les auditeurs. En septembre 1984, à l’occasion de la visite du Pape Jean-Paul II à Montréal, Henri assiste le Saint Père qui préside l‘Eucharistie au Parc Jarry. Comme diacre d’office, il proclame la Parole de Dieu et à la fin de la messe, il invite le Pape à bénir la foule. Aux Habitations des Tours Frontenac à Montréal, Henri se consacre beaucoup au service des personnes âgées. Tous, jeunes et moins jeunes, ont recours à son ministère d’écoute et de compassion. À travers son ministère diaconal, Henri apprend à connaître saint Pérégrin. Ce saint religieux du 13e et 14e siècle le séduit. De plus en plus, il le prie avec confiance et le fait connaître aux locataires des Tours Frontenac. À la demande de M. le diacre Henri Gagnon, fondateur de l’Oeuvre de Saint-Pérégrin, le 11 octobre 1987, Mgr Cimichella inaugure un lieu de prière à saint Pérégrin en l’église Saint-Eusèbe. À la grande surprise des organisateurs, plus de 1 500 priants envahissent l’église. Devant cette foule nombreuse, l’évêque s’exclame : « Saint Pérégrin vient d’obtenir son premier miracle dans son Sanctuaire… ». Depuis ce jour, des milliers de pèlerins viennent se placer sous la protection de saint Pérégrin. Henri y découvre une mission, celle d’accompagner les malades qui souffrent de cancer. Toute une spiritualité se développe autour de Celui qui a guéri saint Pérégrin d’une plaie cancéreuse. L’Eucharistie est au centre de chaque pèlerinage et la bénédiction des malades avec le Très Saint-Sacrement est reçue avec respect et dévotion par les pèlerins. L’Archevêque du Diocèse de Montréal, son Éminence le Cardinal Jean-Claude Turcotte érige ce lieu de prière en un Sanctuaire diocésain. Auprès des paroissiens de Saint-Eusèbe et des pèlerins du Sanctuaire de Saint-Pérégrin, Henri assume dans l’obéissance le triple rôle qui lui a été dévolu par son ordination diaconale : Signe de l’amour Divin, Serviteur fidèle de la Parole de Dieu, Signe de la Charité dont vit l’Église de Jésus Christ. Ce triple ministère de la liturgie, de la Parole et de la Charité, Henri le vit pieusement pour la plus grande gloire de Dieu et le plus grand bien de ses sœurs et frères en Église. Âgé plus de 80 ans, la fatigue se fait sentir. Henri ne se sent pas bien et consulte un médecin. Après plusieurs examens, on diagnostique la maladie d’Alzheimer. Malgré le verdict du médecin, Henri désire continuer à œuvrer auprès des malades et des pèlerins. Cependant, devant la progression de la maladie, il cesse son apostolat à l’âge respectable de 85 ans. M. le diacre Henri Gagnon est maintenant âgé de 90 ans et habite au CHSLD Trèfles d’Or de La Prairie. Merci à HENRI d’avoir été l’instrument d’amour et d’accueil auprès de ses frères et sœurs chrétiens. Retour |
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