Église Chrétienne Catholique Traditionnelle, messe, Parole de Dieu, Bible, Jésus Christ, disciple Christ, histoire Église catholique, œcuménismes
Les Divorcés

Église Chrétienne Catholique Traditionnelle, messe, Parole de Dieu, Bible, Jésus Christ, disciple Christ, histoire Église catholique, œcuménismes 

Pas de Discrimination


L’Église Chrétienne Catholique Traditionnelle accepte de marier des personnes divorcées.  Le cas est soumis à l’évêque et celui-ci accorde un  « Décret de liberté religieuse ».  (Ne pas confondre avec une « nullité religieuse »)

« On avance souvent que l’Église est obligée de maintenir un statut odieux à l’égard des divorcés remariés à cause du mauvais exemple que cela pourrait donner.  Dans une société humaine on peut concevoir qu’il y ait des raisonnements de ce type et des lois aveugles pour préserver un certain ordre établi.  La loi, c’est la loi, enfreindre la loi, c’est se condamner soi-même à être exclu de cette société.

Mais quand l’Église société est constituée par des membres qui se disent frères, il ne semble pas con-forme aux mœurs de l’Évangile qu’elle puisse avoir les mêmes critères d’appartenance et de rejet que ceux du monde.

Rejeter des frères-sœurs sous prétexte que socialement ils sont en dehors des normes et source de scandale, n’est-ce pas aller à l’encontre du Christ Sauveur ?  N’a-t-il pas lui-même révélé le salut en passant son temps à lutter contre tout le sectarisme et les discriminations de toutes sortes ?

C’est ce que rappelait un théologien qu’on ne peut pas taxer de révolutionnaire, le Père Congar  (cf; le journal le Monde des 3-4 décembre 1971).

« Un des traits les plus frappant de l’Évangile et qui appartient à la fonction libératrice du Messie Sauveur est que Jésus, sans cesse, réintègre dans la communauté des hommes et des fidèles  ceux qui étaient exclus  par leur appartenance à une catégorie discriminée du reste : les publicains, collecteurs d’impôts pour le compte de l’occupant; la femme adultère qui devait être lapidée; Madeleine; les Samaritains, race mêlée mise au ban de la société juive; les lépreux, impurs exclus du culte public …  on mettrait aisément d’autres mots pris dans notre actualité, derrière ceux de l’Évangile.  La mission libératrice demeure.  Elle incombe à toute l’Église, voire à toute la communauté humaine; »
Pierre Talec , « Les choses de la Foi », Le Centurion, 1973)

 

 

 

 

 

Votre amour


Aujourd’hui, votre amour devient réalité. Vous vous apprêtez à vivre une étape importante sur la route que vous avez choisie de parcourir ensemble. Ce grand projet est plein d’espoir et de mystère. Une fois de plus, ne pouvons-nous pas entendre cette parole prononcée à l’aube de l’humanité, lors de la création de l’homme et de la femme : « Le Seigneur vit tout ce qu’il avait fait, c’était bon » ? En décidant de vivre votre amour dans la continuité de votre baptême, le Seigneur vous offre en cadeau de mariage un nouveau don de sa grâce : un sacrement.

Par ce sacrement, vous répondez à l’invitation de Dieu : vous vous engagez l’un envers l’autre à toujours vous aimer dans la tendresse et la fidélité, à la manière de Jésus. Vous êtes les ministres de ce sacrement, puisque vous êtes les seuls à pouvoir prononcer les paroles sacramentelles qui fondent un couple nouveau. De plus, celui-ci s’engage à rendre votre amour toujours jeune et à vous accorder la force de vous surpasser dans le don et le pardon mutuels. Il apporte un autre sens à vos gestes de tendresse, qui deviennent des signes porteurs de son amour. Tout se passe comme si le Seigneur vous disait à tous les deux : « Donne-moi ton coeur pour qu’à travers lui je puisse aimer celui, celle que tu aimes. » Et quand le Seigneur s’engage dans la vie d’un couple, c’est pour toujours.

La fête de votre amour, vous la préparée avec soin. Cette fête de l’amour, c’est d’abord votre fête à vous.


PROJET DE MARIAGE


Les couples qui désirent unir leur union dans une dimension chrétienne, et vivre une célébration religieuse sont invités à prendre rendez-vous avec nous au (450) 619-1598 pour réserver la date désirée du mariage. Habituellement, deux (2) rencontres sont prévues afin de bien préparer cet événement chrétien. 

N.B. Pour les personnes divorcées, un « Décret de liberté religieuse » est accordé par l’évêque. 
 (Ne pas confondre avec la nullité religieuse) 


À la première rencontre vous devez avoir les documents suivants :

Certificat de baptême récent de six (6) mois
Certificat de confirmation (habituellement, il apparaît sur le certificat de baptême)
Certificat de naissance (civil)
Certificat de décès du conjoint, (s’il y a lieu)
Certificat de divorce, (s’il y a lieu)
Photocopies de votre carte assurance sociale et de la carte Régime d’assurance maladie du Québec et du Permis de conduire.

N.B. Durant la période du Carême (17 février 2010 au 4 avril 2010) et le dimanche matin, nous ne célébrons pas de mariage.


Pour un chrétien, le mariage doit être un sacrement, un signe de l’amour du Christ pour son Église. "L’alliance matrimoniale... a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement. C’est pourquoi, entre baptisés, il ne peut exister de contrat matrimonial valide qui ne soit, par le fait même, un sacrement" (Can. 1055)."


L’Église Chrétienne Catholique Traditionnelle, responsable des sacrements, a déterminé pour ses fidèles, les conditions pour que le sacrement du mariage soit valide.

«C’est le consentement des parties légitimement manifesté entre personnes juridiquement capables qui fait le mariage»

Donc, le consentement de deux personnes est l’élément constitutif du mariage. L’Église exige que ce consentement soit donné devant un ministre religieux habilité à en être le témoin officiel. Il faut aussi que le couple soit juridiquement libre, sans empêchement de mariage.

Telle est la forme du mariage. À moins de dispense, elle est obligatoire pour que le mariage d’un catholique soit valide. Le prêtre ou le diacre remplit la fonction de témoin privilégié.  

 

L'ACCUEIL PASTORAL DES DIVORCÉS REMARIÉS

EN L'ÉGLISE CHRÉTIENNE CATHOLIQUIE TRADITIONNELLE

Pas de discrimination

Voilà un problème pastoral qui touche des milliers de foyers chrétiens. Il y a de nombreuses années, le divorcé était proscrit ! Interdit d'inhumation religieuse, interdit de baptême pour ses enfants, interdit des sacrements. Finalement, il était rejeté de l'Eglise. Nous avons connu cette époque. Certes, il est très souhaitable que les couples ne divorcent pas ! Il en va de la notion même du bien de la famille et de celui des enfants qui sont souvent blessés par cette rupture. Un divorce est toujours le constat d'un échec. 

Mais comme un certain nombre de nos confrères, nous sommes affrontés aux problèmes de l'intégration des divorcés remariés dans l'Eglise. Bien des évêques et des prêtres regrettent de ne pouvoir faire davantage pour eux, compte tenu de l'intransigeance des lois ecclésiastiques romaines. Mais la miséricorde ne devrait-elle pas prévaloir sur la loi ? 

C'est au nom de la Miséricorde du Seigneur que nous accueillons depuis plusieurs années les divorcés remariés à l'Eglise Chrétienne Catholique Traditionnelle. 


Pourquoi ? 


• Parce que le Seigneur nous a confié un ministère de miséricorde et non d'exclusion. 
• Parce que Jésus a révélé l'Amour inconditionnel de Dieu pour tous les pécheurs que nous sommes, tous sans exceptions, clergé compris ! 
• Parce qu'il n'a pas rejeté ni condamné son apôtre Pierre qui l'avait cependant renié trois fois le soir du Jeudi Saint. 
• Parce qu'il a partagé son pain avec tous les pécheurs. 
• Parce qu'il a voulu descendre dans la maison de Zachée.
• Parce qu'il a sauvé la femme que tout le monde voulait lapider...et qu'il lui a pardonné ses fautes. 
• Parce qu'il a accueilli le condamné mourant sur la croix à ses côtés et qui lui demandait de se souvenir de lui... 
• Parce que Lui la pureté même, il a laissé embrasser ses pieds par la pécheresse repentie que tout le monde méprisait. 
• Parce qu'il a rappelé que le sabbat était fait pour l'homme et non l'homme pour le Sabbat! 
• Parce qu'il a brisé toutes les lois qui rendaient l'homme hypocrite, suffisant et inhumain. 
• Parce qu'il a institué des sacrements, sources de vie spirituelle, qui nous sanctifient, selon sa parole :  

« Je suis la nourriture de vos âmes, celui qui me reçoit a la vie en lui. » 
« Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin du médecin, mais bien les malades... »
« Ce que je veux, c'est la miséricorde et non le sacrifice... »
« Je ne suis pas venu pour les justes, mais pour les pécheurs. »



D'ailleurs, c'est Jésus lui-même qui en instituant le sacrement de l'Eucharistie, a dit : « Ceci est mon sang versé pour la rémission des péchés »


La tradition liturgique et patristique le confirme. L'Église orientale accompagne le don de la communion par cette déclaration : « Voici le Corps de Notre Seigneur pour la rémission de tes péchés. » 

Au IXè siècle, le concile de Rouen déclare la même chose: « Que le corps de Notre Seigneur soit pour la rémission de tes péchés et pour la vie éternelle. »

A la communion, le prêtre dit : « Voici l'Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde " et après : « Seigneur, je ne suis pas digne de Vous recevoir, mais dites seulement une parole et mon âme sera guérie. »

Non seulement les liturgies orientales abondent dans ce sens, mais aussi le sacramentaire de Vérone, typiquement occidental, qui représente la plus ancienne collection des textes liturgiques. 

Pour Saint Ambroise, l'Eucharistie porte en elle-même une puissance rédemptrice qui remet les péchés." Chaque fois que tu manges le corps du Christ, tu reçois la rémission de tes péchés." 

De nombreux autres auteurs et Pères de l'Eglise parlent dans le même sens : « Je dois recevoir le Corps du Christ pour que toujours Il remette mes péchés. » (St Augustin) 
Enfin, le concile de TRENTE en 1562, dans sa XXIIè session, confirme cette tradition et proclame solennellement : 


« Le Saint Sacrifice de la Messe a bien le pouvoir de remettre les péchés, tous les péchés, si grands soient-ils. » Quels sont alors le rôle et la mission de l'Eglise pour cette pastorale Eucharistique à l'égard des divorcés? 

Rappelons tout d'abord un fait. 

Il y a plusieurs Églises issues de l'Église fondée par les Apôtres. 


L'Église d'Occident ou Romaine et l'Église d'Orient ou Orthodoxe sont toutes deux issues de l'unique Église Apostolique primitive, séparées au Xè siècle pour des raisons politiques, culturelles et géographiques. 

De par leur culture et leurs traditions, elles ont une conception différente de la pastorale sacramentaire. 

L'une, la Romaine, en Occident, a une conception juridique, fondée sur le droit Romain. L'autre, l'Orthodoxe, en Orient, a une vision charismatique fondée sur la miséricorde Divine et la sanctification par les sacrements, en particulier par le sacrement de l'Eucharistie. L'une exige la dignité et la perfection morale pour recevoir le sacrement. L'autre conçoit le sacrement comme un remède qui sanctifie le pécheur repentant. Elles ont donc toutes deux des conceptions différentes de cette pastorale, c'est leur droit ! 

La nôtre, est celle de l'Église Apostolique d'Orient : celle de la miséricorde ! C'est la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus. En effet, l'Église Romaine, qui est la branche occidentale de l'Église Catholique Apostolique, déclare que si les divorcés remariés sont toujours membres de l'Église par leur baptême, les sacrements de la confession et de l'Eucharistie leur sont formellement interdits. Elle les prive ainsi du remède de la guérison. 


L'Église Orthodoxe qui est la branche orientale de cette même Église Catholique Apostolique, déclare au contraire, qu'ils ont droit, comme tout pécheur, à la confession ainsi qu'à la communion. Elle les aide ainsi à vivre une vie sacramentelle. 
Certes, l'Église Romaine a recours aux arguties du droit et peut conclure, selon les cas, après de longues plaidoiries à l'annulation d'un mariage. 

II y a des exemples médiatiques connus où des annulations de mariages, furent accordées à des classes sociales privilégiées. Elles firent grand tort à l'Église... 

Même si elles furent obtenues pour des raisons diplomatiques ou politiques, elles furent injustes et contraires à la loi qui doit être la même pour tout le monde, riche ou pauvre ! 

Toute institution privilège sa classe dirigeante. L'Église ne fait pas exception à cette loi. Elle relève son clergé, ses religieux de leurs engagements perpétuels, les autorise même à se marier. Mais lorsqu'il s'agit de simples laïcs, elle se montre intraitable ! 

Pourquoi ? Au nom d'un symbolisme mystique : celui de l'union du Christ et de l'Eglise que représente l'union des époux ! Raison quelque peu légère en comparaison de la souffrance des laïcs, alors que la hiérarchie s'octroie toutes les dispenses ! 

L'Église Chrétienne Catholique Traditionnelle, comme l'Église Orthodoxe et d'autres Églises dans le monde, exerce donc à l'égard des divorcés remariés «la pastorale de la miséricorde». 

Ceux qui ont eu la chance de vivre ensemble, sans être blessés par cette épreuve du divorce, sauront apprécier ce bonheur comme une grâce. 

Mais animés d'une vraie charité, ils sauront aussi comprendre le réconfort de ceux qui, moins heureux qu'eux, ont trouvé dans cet accueil chrétien, le signe authentique d'une Église qui, si humble soit-elle, leur révèle l'espérance de vivre dans l'Amour et la Miséricorde infinis de Dieu. 





NOTRE MISSION


"Vivre l'accueil inconditionnel du Christ, dans une pastorale axée sur la Miséricorde du Seigneur, afin d'être: l'Église au Service du Peuple de Dieu.