Église Chrétienne Catholique Traditionnelle, messe, Parole de Dieu, Bible, Jésus Christ, disciple Christ, histoire Église catholique, œcuménismes
Église Catholique?

Que veut dire « Église catholique » ?

 

Église Chrétienne Catholique Traditionnelle, messe, Parole de Dieu, Bible, Jésus Christ, disciple Christ, histoire Église catholique, œcuménismes

 Nous pouvons sans aucun doute dire en premier lieu, que l’Église Catholique n’est pas que l’Église papale. Il faut savoir que le mot « Catholique » prend ses racines du mot grec « Catholicos » qui veut dire «Universelle».

Dans le langage courant "être catholique" signifie que l'on appartient à l'Église catholique romaine. Pour l'opinion publique, elle est la seule Église appelée "catholique".
Or toute Église authentiquement chrétienne, qui vit conformément à la Tradition Chrétienne possède la Catholicité et est, par conséquent, catholique. 

Au tout début de l’Église, les Apôtres ont pris la route pour enseigner la Bonne Nouvelle de par le monde. Au sein même de cette grande Église « catholicos », ils ont fondé, cinq (5) patriarcats. Cinq (5) Églises différentes, cependant unies entre elles.

La première qui fut fondée par les apôtres est celle du patriarcat de Jérusalem, ensuite ce fut le patriarcat d’Antioche, celui de Constantinople, d’Alexandrie et finalement celui de Rome.

Pendant 1054 ans, lorsque l’on communiait au Corps et au Sang du Christ, l’Eucharistie symbolisait la communion à la fois sacramentelle, mais aussi fraternelle que nous avions les uns envers les autres et surtout envers les autres patriarcats, différents mais unis dans le Christ.

 

Église Chrétienne Catholique Traditionnelle, messe, Parole de Dieu, Bible, Jésus Christ, disciple Christ, histoire Église catholique, œcuménismes

Avant le schisme de 1054, Rome ne dominait pas les autres patriarcats. L’évêque de Rome était comme nous le disons en latin « Primer inter pares », c’est-à-dire le « premier parmi ses semblables ».  Le premier parmi ceux qui avaient des responsabilités religieuses et patriarcales, donc des patriarches de tous les patriarcats.

Après le schisme de 1054, l’Évêque de Rome, le pape s’est donné une nouvelle forme d’autorité, pour des questions sans doute politiques. Son autorité est devenue : « Primer inter fraters », c’est-à-dire « le premier parmi ses frères ».

L’Église avait vécu pendant 1054 ans dans une belle unité chrétienne, on pouvait constater à cette époque l’Unité sacramentelle et fraternelle avec tous nos frères et sœurs du monde au sein de l’Église catholique, vraiment universelle.

Quelle belle Église avions-nous à cette époque !

Dans l’épître de Jean, le Seigneur nous dit : « Celui qui dit aimer Dieu qu’il ne voit pas, et qui n’aime pas son frère qu’il voit est un menteur. »

Premier parmi ses frères, j’y vois une controverse énorme. Pourquoi donc ne pourrions-nous pas aller communier avec nos frères et sœurs d’autres confessionnalités ? Pourquoi devrions-nous exclure certains de nos frères. Ce n’est plus en toute sincérité l’Église du Christ annoncée et bâtie par les Apôtres, non plus l’Église qui remonte à la tradition des apôtres.

L’Église au cours de son histoire a vécu d’autres schismes.  En 1370, le schisme d’Avignon, pour des questions politiques, il y avait trois (3) papes au sein de l’Église, vivre dans une division constante était sûrement très pénible pour la foi du peuple chrétien, qui croire ?

Il y eut ensuite le grand schisme que l’on a appelé la « Réforme protestante » de 1515 diri-gée par Luther, Calvin et Swigli un grand déchirement pour la foi chrétienne. Vers 1534 ce fut celui de l’Église d’Angleterre sous Henri VIII. Le 15 octobre 1724, ce fut celui de l’Église d’Utrecht d’où l’Église Chrétienne Catholique Traditionnelle détient sa succession. Finalement, le dernier schisme que l’Église catholique a connu, est celui de Mgr Lefebvre.


     Luther                  Calvin                   Henry VIII               Utrecht                    MgrLefebvre

   Église Chrétienne Catholique Traditionnelle, messe, Parole de Dieu, Bible, Jésus Christ, disciple Christ, histoire Église catholique, œcuménismes Église Chrétienne Catholique Traditionnelle, messe, Parole de Dieu, Bible, Jésus Christ, disciple Christ, histoire Église catholique, œcuménismes

 

            Face à tous ces schismes une question fondamentale se pose.

Devons-nous penser et croire que tous ces schismatiques sont hérétiques qui ne peuvent accéder à la vie sacramentelle ?

Sont-ils véritablement encore des catholiques, ces anglicans, protestants, vieux-catholiques, coptes, orthodoxes appartiennent-ils à une Église valide ?  En toute sincérité, oui. L’on peut accéder à la vie sacramentelle, dans d’autres Églises valides.

L’article 844 du « Droit canon » en parle spécifiquement. Il faut préciser que l’Église catholique romaine a fait un grand pas dans l’œcuménisme, elle peut comprendre qu’en cas de nécessité spirituelle, de distance de lieu, le catholique romain peut accéder à la vie sacramentelle d’en d’autres Églises.

Un grand pas a été franchi avec l’œcuménisme. Rien ne sert que de parler, il faut le vivre !
En ce début du troisième millénaire, pouvons-nous encore nous permettre d’être de faux témoins de l’amour du Christ à cause de nos divisions ? Devrions-nous plutôt travailler à l’Universalité de l’Église du Christ ?

Notre Église, a déjà fait des pas dans ce sens. Nous avons présenté nos diligences au Saint-Père en 1973 et nous avons reçu une réponse favorable du Saint-Siège. Nous prions donc pour le Pape à toutes nos messes. Nous reconnaissons au Saint-Père une autorité que je dirais toute spirituelle et non temporelle.


La Congrégation Romaine pour la Doctrine de la Foi sur l’unicité et l’universalité slavistique de Jésus Christ et de l’Église en date du 6 août 2000 précise dans sa déclaration :  

« Dominus Jesus » 


« Les églises qui, quoique sans communion parfaite avec l’Église Catholique, lui restent cependant unies par des liens très étroits, comme la succession apostolique et l’eucharistie valide, sont de véritables églises particulières. Par conséquent, l’Église du Christ est présente et agissante dans ces églises, malgré l’absence de la pleine communion avec l’Église catholique, provoquée par leur non acceptation de la doctrine catholique du Primat »

En conséquence, selon cette déclaration « Dominus Iesus » l’Église Chrétienne Catholique Traditionnelle, juridiquement autocéphale, est unie par des liens très étroits frater-nels et spirituels, comme sa succession apostolique et l’eucharistie valide, est du fait, une véritable église particulière, donc valide dans laquelle l’Église du Christ est présente et agissante.

 

ÉGLISE
UNE, SAINTE, CATHOLIQUE ET APOSTOLIQUE


  La Sainte Église, fondée par Jésus-Christ, est édifiée sur la succession apostolique et le mystère de l'Eucharistie : c'est làune vérité révélée par la Sainte Écriture et par toute la Tradition sacrée de l'Église.


 Dans l'Évangile, Jésus parla aux onze apôtres en disant : «Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc : de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit» (Mt 28, 18-20); «Alors, à nouveau, Jésus leur dit : La paix soit avec vous. Comme le Père m'a envoyé, à mon tour je vous envoie. Ayant ainsi parlé, il souffla sue eux et leur dit : Recevez l'Esprit Saint; ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus» (Jn 20, 21-24).

 Le Seigneur Jésus a désigné ses apôtres pour être les fondements visibles de l'Église, dont lui-même est la pierre angulaire (Ep 2, 19-20). Dans le livre de l'Apocalypse, Saint Jean décrit l'Église comme une ville constituée de «douze pierres fondamentales sur lesquelles sont douze noms, ceux des douze Apôtres de l'Agneau» (Ap 21, 14). Si on enlève les pierres fondamentales ou la pierre angulaire, tout l'édifice de l'Église s'effondre. Il n'est pas possible de séparer l'Église apostolique, constituée des pasteurs désignés pour paître le troupeau, de Jésus-Christ, le Bon Pasteur et le Pasteur suprême.


     Or, les apôtres, par l'imposition des mains, ont transmis à leurs successeurs leur charge pour que l'Église apostolique du Seigneur se perpétue jusqu'à la fin des temps. Ce principe de la succession apostolique est clairement affirmé par Saint Paul : «C'est pourquoi je t'exhorte à ranimer la flamme du don de Dieu que tu as reçu par l'imposition de mes mains» (2 Tm 1, 6), ou bien, «N'impose les mains à personne avec précipitation, et ne te rends pas complice des fautes d'autrui; toi-même, garde-toi pur» (1 Tm 5, 22). C'est à ces seuls pasteurs légitimes qu'a été confié le soin de garder le dépôt de la foi (2 Tm 1, 14) et de paître le troupeau (Ac 20, 28).


     Attesté par la Sainte Écriture, le principe de la succession apostolique des évêques l'est encore par la Tradition de l'Église, ainsi  que le témoignent ces quelques auteurs : Saint Clément de Rome, épître aux Corinthiens, XLII, 4-5; XLIV, 1-4
XLII, 4 : À travers les campagnes et les villes, ils proclamaient la Parole et c'est ainsi qu'ils prirent leurs prémices; et après avoir éprouvé quel était leur esprit, ils les établirent évêques et diacres des futurs croyants. 5 : Et ce n'était pas là chose nouvelle, depuis de longs siècles déjà, l'Écriture parlait des évêques et des diacres; elle dit en effet : «J'établirai leurs évêques dans la justice et les diacres dans la foi» (Is 60, 17). (...) XLIV,

1 : Nos Apôtres aussi ont su qu'il y aurait des contestations au sujet de la dignité de l'épiscopat; 2 : c'est pourquoi, sachant très bien ce qu'il allait advenir, ils instituèrent les ministres que nous avons dit et posèrent ensuite la règle qu'à leur mort d'autres hommes éprouvés succéderaient à leurs fonctions. 3 : Ceux qui ont ainsi reçu leur charge des Apôtres, ou, plus tard, d'autres personnages éminents, avec l'assentiment de toute l'Église, s'ils ont servi le troupeau du Christ d'une façon irréprochable, en toute humilité, sans trouble ni mesquinerie, si tous ont rendu un bon témoignage depuis longtemps, nous pensons que ce serait contraire à la justice de les rejeter de leur ministère. 4 : Et ce ne serait pas une petite faute de déposer de l'épiscopat des hommes qui présentent à Dieu les offrandes avec une piété irréprochable.
Hégésippe (113-175), rapporté par Eusèbe IV, 22,2


Et l'Église des Corinthiens demeura dans l'orthodoxie jusqu'à ce que Primus devînt évêque à Corinthe. Lorsque je naviguais vers Rome, j'ai vécu avec les Corinthiens et j'ai passé avec eux un certain nombre de jours pendant lesquels nous nous sommes réconfortés de leur orthodoxie. Étant arrivé à Rome, j'y établis une succession jusqu'à Anicet, dont Eleuthère était diacre. Soter a succédé à Anicet et, après lui, il y a eu Eleuthère. Dans chaque succession et dans chaque ville, il en est comme le prêchent la Loi, les prophètes et le Seigneur.Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre III


Mais comme il serait trop long, dans un ouvrage tel que celui-ci, d'énumérer les successions de toutes les Églises, nous prendrons seulement l'une d’entre elles, l'Église très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome; en montrant que la Tradition qu'elle tient des apôtres et la foi qu'elle annonce aux hommes sont parvenues jusqu'à nous par des successions d'évêques, nous confondrons tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, ou par infatuation, ou par vaine gloire, ou par aveuglement et erreur doctrinale, constituent des groupements illégitimes (...) Voilà par quelle suite et quelle succession la Tradition se trouvant dans l'Église à partir des apôtres et la prédication de la Vérité sont parvenues jusqu'à nous. Et c'est là une preuve très complète qu'elle est une et identique à elle-même, cette foi vivifiante qui, dans l'Église, depuis les apôtres jusqu'à maintenant, s'est conservée et transmise dans la vérité.Tertullien, Traité de la prescription contre les hérétiques.


Apostolicité des origines et successions apostoliques. XXXII. 1 : D'ailleurs, si quelques-unes des communautés chrétiennes osent se rattacher à l'âge apostolique pour paraître transmises par les apôtres, sous prétexte qu'elles existaient à l'époque des apôtres, nous sommes en droit de leur dire : «Montrez l'origine de vos Églises, déroulez la série de vos évêques se succédant depuis l'origine, de telle manière que le premier évêque ait eu  comme garant et prédécesseur l'un des apôtres ou l'un des hommes apostoliques resté jusqu'au bout en communion avec les apôtres.» 2 : Car c'est ainsi que les Églises apostoliques présentent leurs fastes. Par exemple, l'Église de Smyrne rapporte que Polycarpe fut installé par Jean; l'Église de Rome montre que Clément a été ordonné par Pierre. 3 : De même encore, d'une façon générale, les autres Églises exhibent les noms de ceux qui, établis par les apôtres dans l'épiscopat, possèdent la bouture de la semance apostolique. Saint Cyprien, Lettre XXXIII

Notre Seigneur, dont nous devons révérer et garder les commandements, réglant ce qui concerne les égards dûs à l'évêque, et le plan de son Église, parle dans l'Évangile et dit à Pierre : «Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux» (Mt 16, 18-19). De là, découle, à travers la série des temps et des successions, l'élection des évêques et l'organisation de l'Église : l'Église repose sur les évêques et toute sa conduite obéit à la direction de ces mêmes chefs. Saint Augustin, De Ag. cap. 30, Serm. 149 et 295
Dira t’on que ces clés, Pierre et Paul les reçurent seuls? Non. Est-ce que Pierre, Jacques et Jean et les autres apôtres ne les reçurent pas? Ne sont-ce pas ces clés données à l'Église dans laquelle chaque jour les péchés sont remis? Ces clés n'ont pas été remises à un homme seul, mais à l'unité de l'Église.

Saint Augustin, «Contre un adversaire de la Loi et des prophètes, 1, 39» Notre adversaire a tiré le passage qu'il a cité des livres apocryphes que l'on attribue à André et à Jean. Si ces livres étaient véritablement l'oeuvre de ces apôtres, l'Église les aurait reçus, cette Église qui, par la succession visible de ses évêques, descend des Apôtres jusqu'à nous (...) L'Eucharistie, Mystère de l'unité, n'est légitime que si elle est célébrée en communion avec l'évêque local, lui-même uni au successeur de Pierre, fondement et principe de l'unité de l'Église universelle : «Que cette eucharistie seule soit regardée comme légitime, qui se fait sous la présidence de l'évêque ou de celui qu'il en aura chargé» (Saint Ignace d'Antioche, Lettre aux Smyrniotes, VIII, 1).
«Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au Corps du Christ? Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain» (1 Co 10, 16-17).

Bien plus qu'analogie, il y a relation d'identité entre la participation au pain eucharistique et l'intégration au corps ecclésial unique. C'est pourquoi l'expression «Corps du Christ» désigne à la fois l'Église et l'Eucharistie, une correspondance ontologique s'établissant entre elles. Le rassemblement du peuple de Dieu invité à la «fraction du pain» (Act 2, 42) fait que l'Église devient hic et nunc ce qu'elle est : le Corps du Christ vivant.

Saint Jean Chrysostome exprime parfaitement cette fonction unificatrice de la communion eucharistique : «Qu'est donc ce pain? C'est le Corps du Christ. Que deviennent ceux qui le reçoivent? Le Corps du Christ : non pas plusieurs corps, mais un seul Corps. En effet, comme le pain est tout un, bien qu'il soit constitué de multiples grains qui, bien qu'on ne les voit pas, se trouvent en lui, tels que leur différences disparaisse en raison de leur parfaite fusion, de la même manière nous sommes unis les uns aux autres et nous sommes unis tous ensemble au Christ »   (Homélies sur la première Lettre aux Corinthiens, 24, 2).
 Les évêques ordonnés dans la succession apostolique sont les garants de la légitimité de l'Eucharistie, laquelle, par la participation au même pain eucharistique, édifie les fidèles en un seul corps, le corps mystique et vivant du Christ Jésus, l'Église une, sainte, catholique et apostolique.
 



NOTRE MISSION


"Vivre l'accueil inconditionnel du Christ, dans une pastorale axée sur la Miséricorde du Seigneur, afin d'être: l'Église au Service du Peuple de Dieu.