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J’aime bien l’attitude des premiers témoins de la résurrection de Jésus. Ils sont tellement humains que l’on se sent en bonne compagnie avec eux. On dit croire en Jésus ressuscité, mais au prix de combien de questions en suspens. Dans les quatre évangiles, on voit ces apôtres et disciples bouche bée devant le tombeau tout grand ouvert, mais surtout vide de son contenu. Venues compléter l’embaumement de Jésus et enfermer définitivement son corps dans la mort, voilà que les femmes disciples se trouvent devant l’inouï, devant l’impossible. Elles sont effarées, bouleversées par ce qu’elles ne voient pas, plus que par ce qu’elles voient. Dans le récit de saint Jean que nous lisons à la messe du matin de Pâques,  Marie Madeleine pense spontanément au vol du cadavre. Mais qui pourrait s’intéresser à un corps de mort un peu trop embarrassant qu’il faudra dissimuler.

 

Il y a aussi l’attitude de Pierre et de Jean qui regardent l’état des lieux. Le corps de Jésus a disparu, mais il y a toutefois à voir le linceul et le suaire bien pliés et rangés sur la dalle de pierre. À l’évidence, un voleur n’aurait pas pris tant de soin. Ayant tout observé, Pierre reste perplexe. Jean, quant à lui, pose un second regard et c’est à ce moment-là qu’un discernement s’opère et le conduit à la foi. Alors, qu’ont-ils pu penser? Se pourrait-il que la mort fût dépouillée de l’emprise qu’elle exerce sur l’être humain et de la finitude qu’elle lui impose? Un bon nombre de juifs croyaient que les morts seraient rendus à la vie par Dieu quand il se manifesterait à la fin des temps. Se pourrait-il que le temps de la fin soit en train de se précipiter à la rencontre de l’aujourd’hui du tombeau, désormais vide de la présence de la mort qui s’est fait ravir sa victime? « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts? Il n’est pas ici, il est ressuscité. » (Luc 24, 5) Voilà la Bonne Nouvelle de Pâques.

 

Aujourd’hui, qu’en est-il de la foi en Jésus ressuscité, celui que l’on a injustement crucifié? L’interprétation très réaliste et factuelle de Marie Madeleine trouve écho chez beaucoup dans le rejet pur et simple de la résurrection qui ne résiste pas à l’analyse critique et scientifique. Ainsi l’affaire est classée !

 

Mais il y a aussi des hommes et des femmes qui, comme les premiers disciples une fois revenus de leur commotion, croient que Jésus est réellement et pleinement vivant. Je suis réconforté par l’expérience des apôtres et des disciples de la première heure qui ont dû s’y prendre par deux fois avant de reconnaître Jésus ressuscité au milieu d’eux. Croire à la résurrection, ça ne saute pas aux yeux. Il faut porter plusieurs regards successifs sur les événements qui font notre vie pour croire que le Christ Jésus est vraiment vivant et qu’il nous accompagne sur nos routes quotidiennes. Que pourraient en dire les victimes de violence, les personnes atteintes de cancer ou de maladies dégénératives? Je me méfie des formules triomphalistes sur la résurrection qui évacuent les âpretés de la vie, comme si la passion n’avait pas précédé la résurrection, ou comme si la résurrection n’était pas toujours plantée au cœur de nos passions.

 

Nous sommes constamment placés devant la nécessité de passer d’une foi théorique à une foi éprouvée par les expériences de la vie. C’est dans les moments difficiles que la foi au Christ ressuscité parvient à nous relever. Et ayant fait l’expérience de sa présence et de son soutien, notre foi en Jésus ressuscité ne peut que gagner en fermeté et en vérité.  Il ne suffit pas seulement de croire à la résurrection, il faut vivre la résurrection. Il ne suffit pas seulement de croire en Jésus ressuscité, il faut davantage vivre en solidarité avec lui.

 

En cette fête de Pâques, je souhaite que votre foi en Jésus ressuscité, l’éternel Vivant, ne cesse de grandir et vous fasse apprécier comment la vie est précieuse et belle. Que cette même foi vous éclaire et vous aide à vous tenir debout, comme le Ressuscité, lorsque d’inévitables bourrasques surviennent et ébranlent votre paix intérieure.

 

Je souhaite également que votre foi en Jésus ressuscité rende plus solide votre conviction d’appartenir à ce grand courant de la vie qui jaillit de Dieu et de tout mettre en œuvre pour nourrir cette vie et la faire grandir chez les autres, en commençant par vos proches. Ce service de la vie et de l’amour fait grandir le Corps du Christ ressuscité.

 

Joyeuses Pâques à chacun et chacune de vous ! 

 

 

Le Carême: Le mot Carême vient du mot quarante... Le mot quarante dans la Bible est symbolique. Plus qu'une durée précise, il désigne un temps de méditation, d'épreuves, d'abandon entre les mains du Père pour devenir un peu plus à son image.
 
·        Le temps du carême commence le mercredi des cendres (jour où l'on brûle les vieux rameaux) et se termine le samedi saint. C'est un temps de montée vers Pâques.
 
·        Si l'on compte tous les jours entre le mercredi des cendres et la veille de Pâques, on obtient 46 jours.
 
·        Autrefois, le jeûne était important durant les semaines de Carême; mais, on ne jeûnait pas le dimanche, jour de Résurrection. Les dimanches n'étaient pas comptés dans le carême. On arrivait donc au nombre symbolique de quarante jours pour le temps du Carême.
 
·        Aujourd'hui, il est vrai, on ne jeûne plus comme autrefois. Il n'y a donc plus rupture de jeûne le dimanche. De plus, les dimanches qui précèdent Pâques sont de véritables jours de Carême (temps de prière, de retour vers Dieu, de partage,...).
 
·        Dans le temps du Carême, on met en valeur la semaine sainte; on l'aborde différemment. Cette Semaine commence le dimanche des Rameaux (jour où l'on cueille les nouveaux rameaux).
 
Durant le Carême, nous essayons de nous rapprocher un peu plus de Dieu, de devenir un peu plus son image, de transformer notre vie assombrie par le péché en une vie plus éclatante, plus lumineuse, plus tournée vers les autres... Pour nous aider, nous pouvons contempler la vie de Jésus: ses longs moments de prière, ses multiples pas vers les autres, sa confiance illimitée en Dieu...
 
Le temps du Carême nous rappelle les "quarante" années de l'Exode d'Israël dans le "désert". Les quarante ans sont symboliques: ils représentent le temps nécessaire (mais non connu) qu'il a fallu à tout un peuple pour changer, pour se délester du poids de tout ce qui est noir, obscur, néant, afin de pouvoir s'ouvrir plus pleinement à la Lumière et naître enfin à Dieu (arrivée en Terre Promise).
 
 
Le temps de Carême nous rappelle aussi: les quarante jours que Jésus passe au "désert" (le lieu inhospitalier des tentations); le déluge (création d'une nouvelle humanité plus proche de Dieu); Ninive a un sursis de 40 jours pour changer de vie...
 
 
Le "désert" est un lieu de "passage", de transformation, où l'on se reconnaît pauvre devant l'Infini, où l'on se dépouille de tout ce qui est, en nous, "mort", noirceur, obscurité..., afin de revêtir le resplendissant don de Dieu.
 
Le temps du Carême peut être, pour nous, un temps de "désert", un temps de refus de toutes nos obscurités, un temps d'abandon à la Grâce de Dieu pour un meilleur et merveilleux épanouissement... Un temps de transfiguration...
 
 
Le mercredi des Cendres: est le premier jour de Carême. Ce jour-là, les chrétiens participent à une célébration au cours de laquelle leur front est marqué d'un peu de cendre. Cette cendre provient des rameaux bénits de l'année précédente qui ont été brûlés.
 
La cendre est grise, triste, sans vie... Elle nous rappelle nos existences si souvent encombrées par le péché, si souvent fragiles devant le mal... Recevoir un peu de cendre sur le front, c'est donc avoir l'humilité de reconnaître que trop souvent nous sommes éloignés du Feu de l'Amour divin... C'est aussi savoir que Dieu nous attend toujours et qu'Il espère infiniment un pas de nous vers Lui, une ouverture de notre coeur, afin qu'Il puisse rallumer notre mèche grise, afin qu'Il puisse rallumer nos vies... C'est enfin s'engager, avec un coeur pur, vrai, à se laisser conduire et transformer par le Feu Infini de Dieu...
 
 
Le mercredi des Cendres est donc un commencement, un départ: notre présence à la belle célébration des Cendres est le signe de notre volonté de conversion, le signe de notre désir de revenir à Dieu avec toute la force de notre cœur !
 
Bon Carême 2012
Père Évêque Gaetan Boulay
 VOËUX DE NOËL 2011 
Noël c’est l’anniversaire d’un Enfant.  Chaque année, la liturgie nous invite à célébrer « l’Emmanuel », le Dieu-avec-nous.  L’évangile de saint Jean nous rappelle que « Dieu aime tellement le monde, qu’il lui donne son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ait la vie éternelle. » N’est-ce pas merveilleux de savoir que Dieu se fait proche de chacun de nous par son Fils Jésus ??? Et pourtant nous oublions souvent sa présence amoureuse.  Le bonheur et l’abondance de notre société nous éloignent de Dieu… et parfois nous éloignent aussi des autres.
 
Le mois de décembre rend plusieurs personnes nostalgiques des Noëls d’autrefois et nous poussent à être un peu plus généreux que d’habitude envers les organismes de bienfaisance afin que des familles puissent avoir un Noël heureux.  Nous nous approchons un peu plus de nos parents, de nos amis, nous faisons la paix avec les vieilles rancunes afin que les réjouissances et les échanges de cadeaux se fassent sans entraves.  Après le 6 janvier, qu’arrivera-t-il ???  Malheureusement, notre routine prend le dessus, les organismes ont vu leur banque alimentaire se vider et les gens ont encore faim.  La paix obtenue entre parents et amis est disparue pour faire place à l’indifférence.  Nous avons oublié rapidement que Noël doit se vivre tous les jours.  Jésus est le chemin qui nous mène à Dieu le Père.  Ce chemin n’est pas toujours facile à prendre : parfois nous arrivons à un carrefour de la vie où toutes décisions doivent se prendre en ayant comme inspiration l’Enfant de Bethléem qui s’est fait pauvre et petit pour nous apprendre à aimer, à pardonner, à vivre chaque petite chose de la vie dans l’émerveillement.  Il faut garder un cœur d’enfant.
Le temps de l’Avent nous prépare à accueillir Jésus, à accueillir l’autre dans notre don  à un amour toujours plus grand.
En contemplant Jésus dans la crèche, contemplons aussi la beauté de la Création.  Méditons les bienfaits de Dieu à notre endroit et profitons de cet anniversaire pour lui dire merci… merci pour sa présence au cœur de nos vies et  pour ses sacrements qui renouvellent notre foi.
Saint temps de l'Avent à tous et que l’Enfant Jésus vous bénisse et vous procure du Père Éternel des grâces de choix.           
 

Mot du Père Évêque Gaëtan Boulay, Métropolitain

 

THÈME PASTORAL  2010

Chers amis (es),


Nous chrétiens, chrétiennes, tout particulièrement ceux qui ont une charge d’Église, sommes invités chaque années à faire halte en tout début d’année pastorale.

Nous prenons ce temps pour réfléchir à l’année qui vient, à ses défis et à ses victoires.   Notre thème pastorale et la devise de notre Église est :

« Une Église à bâtir, un peuple à conquérir, des mains pour façonner et un cœur pour aimer »

J’ai la conviction que nous  devons bâtir  l’Église d’aujourd’hui, avec les jeunes, une génération en quête de spiritualité.  Selon un sondage « Crop », 60% des jeunes Québécois de 16 à 18 ans déclaraient croire en Dieu, mais 6 % seulement disaient fréquenter régulièrement un lieu de culte.

Ils sont la plupart du temps en faveur de l’union libre, de l’avortement et de la contraception, ils ne se reconnaissent pas dans l’Église de l’Évêque de Rome, Benoit XVI.

Je crois que l’Église doit apprendre à devenir une institution sans pouvoir temporel, mais influente par son témoignage et son exemple.  Prêcher par l’exemple, elle doit être aussi proche des gens et avec les gens une Église au service, de service.  Au Québec, il y a des années, l’Église était très puissante, elle était partout, dirigeant, hôpitaux, écoles, etc.  Même après que l’Église se fut retirée de ces lieux, l’image est restée gravée dans la mémoire des Québécois et beaucoup d’entre eux ont été blessés.

L’Église doit donc s’effacer, revenir à la base, aux enseignements de son fondateur, aux communautés de bases aux « églises-maisons » à Pierre et Paul.

Pierre était pêcheur sur la mer de Galilée et Paul un intellectuel formé par la tradition grecque.  Ensemble, ils ont œuvré pour bâtir l’Église.  Pierre et Paul nous ont appris la grandeur de l’engagement chrétien.  Créer une place pour chacun au sein de l’Église du Christ.

Autrefois et encore aujourd’hui, les chrétiens et chrétiennes catholiques par habitude, par tradition.  Désormais, les chrétiens et chrétiennes doivent devenir le « sel de la terre » donner aux autres l’envie de se regrouper et de partager.  Devenir des croyants et croyantes et une Église qui défendent les pauvres et des délaissés.  Le Christ n’est pas venu sur terre pour les biens-portants, mais pour les malades et les exclus.

Laissons nos mains se tendent pour aider le monde et se porter au service des autres.  Dieu à façonner l’homme de ses mains.  Utilisons les nôtres pour façonner notre monde à la manière de Jésus.  Dieu nous montre qu’aucun humain ne peut aimer comme Lui, seul Son Amour pur change et touche pro-fondément le cœur de l’homme.  L’homme aime selon sa chair, car il est chair.  Dieu aime selon ce qu’il est, car il est Amour.

En définitive, c’est ouvrir son cœur aux autres, ne pas avoir peur d’aimer le premier.  Aimer comme seul Dieu peut aimer.

 

Janvier 2011

Mot de l'Évêque

 
Vocations en Église

Les fins d’années sont parfois l’occasion de faire un bilan. Mais laissons cela entre les mains de Dieu. Nous avons semé, Dieu fera pousser. Sa divine Providence y veillera. (…)

La nouvelle année est cette fois-ci dédiée aux vocations en Église, vocations religieuses, presbytérales, missionnaires ou laïcs. Prier pour toutes les vocations nous engage pour l’avenir et nous mobilise pour une fécondité et une vitalité.

 Ce premier dimanche de l’année était celui de la Sainte Famille. Cette dernière est cruciale pour l’avenir de notre Église au Canada en Afrique et à Cuba ainsi que pour notre monde. Au commencement du monde, Dieu a d’abord crée un couple, une famille. C’est le berceau de toutes vocations. La famille est l’Église domestique, le lieu de la première évangélisation, où l’on apprend la vie de foi, de prière, d’amour et de pardon. Nos missions ont la chance d’avoir des familles avec des enfants qui viennent rencontrer le Seigneur.

 Vous savez, les prêtres ne sont pas les seuls acteurs pour l’Annonce du Royaume de Dieu. Bien sûr qu’un troupeau sans pasteur devient tout aussitôt la proie des loups, mais il est tout aussi vrai qu’il n’y a pas de bon berger sans brebis à qui donner sa vie ! Et c’est ensemble, Peuple de Dieu et Prêtres qui le servons, que nous avons à crier au monde que Dieu est Amour et qu’il veut offrir à tous les humains les splendeurs de son Salut et la plénitude de ses grâces !

 Saint Paul nous le dit magnifiquement dans sa Lettre aux Romains :

 « Car, de même que notre corps en son unité possède plus d'un membre et que ces membres n'ont pas tous la même fonction, ainsi nous, à plusieurs, nous ne formons qu'un seul corps dans le Christ, étant, chacun pour sa part, membres les uns des autres. Mais, pourvus de dons différents selon la grâce qui nous a été donnée, si c'est le don de prophétie, exerçons-le en proportion de notre foi; si c'est le service, en servant; l'enseignement, en enseignant; l'exhortation, en exhortant. Que celui qui donne le fasse sans calcul; celui qui préside, avec diligence; celui qui exerce la miséricorde,en rayonnant de joie.»  

 Mais la liste que nous donne Saint Paul n’est pas exhaustive: elle s’est allongée au cours des siècles à proportion même de la croissance du Corps du Christ qu’est son Église, qui depuis lors s’est répandue dans tout l’univers, révélant de nouveaux besoins et découvrant de nouveaux moyens d’y répondre sous l’impulsion de l’Esprit qui au cœur de ce monde… met à l’oeuvre aujourd’hui des énergies nouvelles !

 
Ainsi donc désormais, chacune et chacun, vous êtes appelés à épanouir une ou plusieurs fleurs nouvelles de l’infinie fécondité de la grâce du baptême dont le Christ comble son Église. Il y a de la place pour tous, quel que soit votre âge, votre formation ou vos talents : l’Esprit Saint transfigure tout ce qu’Il touche et Il écrira ses droites avec nos courbes. Si, comme d’humbles gouttes d’eau, nous acceptons de laisser chanter en nous sa lumière, Il nous promet des arcs-en-ciel d’une insoupçonnable splendeur et qui illumineront le quotidien parfois si brumeux de nos vies. Aux prêtres, il a confié la charge d’enseigner, de sanctifier et de gouverner, en son nom et par son pouvoir.

 Mais vous tous, les laïcs engagés, grâce à votre baptême, vous participez à l’exercice de la charge sacerdotale, prophétique et royale du Christ en assumant dans notre Église diocésaine et dans notre société votre part de la mission du Peuple de Dieu tout entier. Ainsi donc, comme le prophète le dit si bien dans cette belle lecture, ravivez en vous la certitude de votre vocation:

 « l’Esprit du Seigneur est sur moi…Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres…»

 Nous vivons, dans le monde, une crise des vocations : les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les causes sont multiples : notre société vit une mutation, la place du prêtre y est moins valorisée qu’autrefois, les familles ont moins d’enfants, et surtout, il y a moins de croyants et de pratiquants dans nos missions-paroisses.

Cela dit, il faut replacer cette crise dans son contexte. Nous sortons d’une période d’abondance. Il y a 50 ans, l’évêque se demandait où il pourrait bien placer ses jeunes prêtres ! Quel est le nombre idéal de prêtres ? On aimerait dire « le plus possible », comme on souhaite qu’il y ait beaucoup de croyants et de saints. Mais cela n’est pas quantifiable. D’un côté, il y a beaucoup à faire en pastorale. D’un autre côté, les prêtres accomplissent encore des tâches qui pourraient l’être par d’autres.

 Certains demandent de revenir à une logique de désignation comme dans les premiers siècles de l’Église : quand un poste était vacant, la personne la plus apte était choisie. C’est ce que nous faisons pour nommer un évêque. Tandis que, pour les prêtres, nous continuons d’attendre ceux qui veulent bien se présenter.

 Il nous faudrait donc avoir le courage d’interpeller plus franchement. D’autres rappellent que chaque vocation est d’abord un don de Dieu à son Église. On ne peut donc pas afficher les postes comme dans d’autres métiers. Par contre, nous pouvons agir en créant dans nos familles et nos communautés un « climat » favorisant une réponse à l’appel de Dieu.

 La prière reste notre première mission, celle que nous demande Jésus : « La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. » (Luc 10, 2)

 Nous pourrions nous demander ce que nous apporte le ministère des vocations dont celui du prêtre, en quoi nous avons besoin de lui, et aussi comment nous parlons des prêtres, et ce que nous faisons pour donner envie à des enfants et à des jeunes de le devenir.

Les prêtres sont invités à être les premiers témoins de leur ministère. Que l’on puisse percevoir à travers eux, malgré les difficultés, la joie, la beauté et la qualité de leur vocation.
 
Cependant, la soif du spirituel se manifeste de nouveau en nos jours, en particulier dans le cœur des jeunes, oui, le cœur des jeunes à soif de Dieu. Alors qu’on décrétait dans les années 70 que tout cela était fini! Il ne faut certes pas réduire cette soif aussi profonde et étonnante à une donnée biologique spécifiquement humaine, à moins qu’on sache donner à notre « biologie » toute sa dimension! Car il me semble que ces recherchent rejoignent notre conviction de l’universalité du désir humain pour Dieu. En tout cas, ces recherches vont contre les prétentions que la relation à un Être totalement en dehors et au-delà du monde  n’est pas centrale dans la vie de l’être humain, de quelque culture, religion ou non religion qu’il soit. Cette simple affirmation me semble essentielle pour nous inciter à un nouveau regard sur les jeunes qui nous entourent et sur leur « cœur », par-delà les apparences. Une telle conviction est certes apte à faire tomber bien des murs!

 

Je me souviens  d’une citation de saint Augustin qui affirmait dans une prière à Dieu: « Tu nous as faits pour toi et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il se repose en toi » (Confessions 1,1).

En réfléchissant à de telles pensées, nous parviendrons sans doute à mieux estimer, respecter et soutenir tout jeune sur notre chemin. Car alors nous aurons appris que Dieu est proche de son cœur, quelles que soient les apparences et les barrières qui nous en séparent. Le cœur humain cherche à parler au Coeur de Dieu en Jésus. Et il aspire aussi à un cœur à cœur de communion avec les autres humains qui croisent sa route. « Le cœur parle au Coeur et au cœur »!

 Ainsi donc désormais, chacune et chacun, vous êtes appelés à épanouir une ou plusieurs fleurs nouvelles de l’infinie fécondité de la grâce du baptême dont le Christ comble son Église. Il y a de la place pour tous, quel que soit votre âge, votre formation ou vos talents : l’Esprit Saint transfigure tout ce qu’Il touche et Il écrira ses droites avec nos courbes. Si, comme d’humbles gouttes d’eau, nous acceptons de laisser chanter en nous sa lumière, Il nous promet des arcs-en-ciel d’une insoupçonnable splendeur et qui illumineront le quotidien parfois si brumeux de nos vies. Aux prêtres, il a confié la charge d’enseigner, de sanctifier et de gouverner, en son nom et par son pouvoir.

 

Oui, nous avons besoin de vous comme acteurs de la Proposition de la foi. A l’heure où l’Église Chrétienne Catholique Traditionnelle avec l’aide de prêtres, de laïcs et bénévoles, s’engagent à porter ensemble, dans un esprit de réelle évangélisation, cette charge pastorale : c’est maintenant et plus que jamais que nous avons besoin de votre engagement.

 

Oui, laissez-vous interpeller : mettez-vous au service de votre Église, de votre communauté.

 

Et si vous qui n’avez pas encore fait le pas qui épanouirait votre baptême dans un service nouveau pour le Royaume : N’ayez pas peur de vous engager, n’ayez pas peur d’oser le risque de la foi vécue ! Dieu est là pour vous aider, pour vous accorder les dons particuliers dont chacune et chacun d’entre vous a besoin. Personne n’est né par hasard. Pour chaque être humain, Dieu a un projet spécifique, unique ! Renseignez-vous donc auprès de vos prêtres: je vous promets l’éblouissement devant l’infinie palette des possibilités de services dans l’Église : des servants de messe, à l’engagement dans les mouvements d’aînés, en passant par le service de lecteurs. Vous pouvez aussi vous engager comme catéchistesou membres d’une chorale, comme bénévoles, comme accompagnants dans les parcours vers la première communion ou la confirmation

 

 
On vous attend…..
 
 

 Père Évêque Gaëtan Boulay, Archevêque-Métropolitain

 

  Mot de l'Évêque

   

 «Le carême est une sorte de cure de désintoxication»

Tout au long de l’histoire, des hommes et des femmes ont choisi d’imiter Jésus et de se retirer pour vivre dans le désert.  En orient, ils se retiraient dans les déserts d’Égypte ou de Palestine ; en occident, où il n’existait pas de déserts, ils se retiraient dans des lieux isolés, des montagnes ou des vallées à l’écart du monde à l’image de saint Gens se retirant dans les monts du Vaucluse.

Mais l’invitation à suivre Jésus dans un temps de désert signifie faire un peu de vide et de silence autour de nous, retrouver le chemin de notre cœur, nous soustraire au vacarme et aux sollicitations extérieures, pour entrer en contact avec Celui qui est venu faire sa demeure au plus profond de notre être.

Le carême est ce temps privilégié pour vivre un temps de désert, une sorte de cure de désintoxication.   La pollution provoquée par certaines de nos usines n’est pas, en effet, la seule pollution qui existe.  Il existe bien d’autres pollutions liées à tous les esclavages dans lesquels nous enferme le monde matérialiste et technique.  Nous sommes tous un peu étourdis par le bruit du monde qui nous entoure.  L’homme est capable d’envoyer ses sondes jusqu’à la périphérie du système solaire mais il ignore le plus souvent ce qu’il y a dans son propre cœur.

Comment vivre ce carême ?   Étant donné que nous ne pouvons pas aller au désert, nous devons faire un peu de désert au-dedans de nous.  Saint François d’Assise nous fait à cet égard, une suggestion pratique.

 "Nous avons, disait-il, un ermitage toujours avec nous, où que nous allions, et chaque fois que nous le souhaitons nous pouvons nous y enfermer comme des ermites.  L’ermitage est notre corps et l’âme est l’ermite qui y habite !".

Nous pouvons entrer dans cet ermitage "portable" sans attirer l’attention de quiconque, même dans un bus bondé.  Le tout est de savoir de temps à autre "rentrer en nous-mêmes".

«Rentrer en nous-mêmes», c’est aussi, redécouvrir le chrétien en nous, c’est se convertir au Christ, se configurer à Lui, s’attacher à Lui, c’est jeter bas ses idoles et ses masques ; lui demander humblement dans le sacrement de Réconciliation la force de l’Esprit-Saint pour se relever de ses chutes et repartir sans cesse, témoins de notre Foi par la qualité de nos vies.

La grâce de la Confirmation et les dons du Saint Esprit ne sont pas un vain mot : merveilleux cadeaux de Dieu pour faire de nous des priants et des apôtres ; apprendre à savourer le pain de la Parole de Dieu et à assimiler dans la Foi le corps eucharistique du Christ, Pain vivant venu du ciel, à travers la figure de l’autel.
 
Cela s’apprend, s’éduque et s’approfondit dans l’oraison, la lecture spirituelle, les groupes bibliques, les mouvements, la formation permanente et la vie liturgique.  Oui le carême est chaque année une excellente mise en route et mise en forme dans la lumière de la Parole et la grâce divinisante des sacrements.

Le mercredi des cendres  9 mars,  marquera le début de cet itinéraire de conversion et de refonte spirituelle.  Puissent les grasses festivités commerciales du Carnaval ne pas l’embourber !

Souvenons-nous que symboliquement la bénédiction des cendres nous rappelle la précarité fondamentales des choses humaines, la purification de nos vies par le feu de l’amour, et l’espérance en notre résurrection fondée sur celle du Christ.


« Donne-nous Seigneur un cœur nouveau, Mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau ! »


 « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ! » répond le Seigneur.


« Oui Seigneur, nous voici, ensemble au service de ta Parole ! »


Alors, en route… la joie au cœur, dans notre marche vers Pâques.

 

Père Évêque Gaëtan Boulay, Archevêque-Métropolitain

 

ÉTÉ 2011

 

 

Voici venu, pour beaucoup d’entre nous, le temps des Grandes vacances qui est un moment privilégié de repos, de joie, de découvertes, d’activités diverses. Personnellement, c’est le temps de la retraite, après 35 ans d’enseignement, un temps de repos très anticipé.

Le temps des vacances est aussi un temps précieux pour se ressourcer spirituellement et ainsi s’approcher un peu plus du Seigneur, pour notre bonheur !
 
Partout, autour de nous, les gens s’activent pour préparer leurs vacances. C’est la folie furieuse, le programme des activités est prêt, les bagages aussi… Dépaysement, changement d’air et de cultures pour certains, voyages proches ou lointains, montagne, mer, baignades, sport, musique, bons repas, fêtes etc.…
 
Tout est prévu pour que le corps et les sens en profitent au maximum ! Si l’on reste dans le raisonnable, sil’amour, la fidélité et la générosité demeurent, ce seront de vraies vacances !
Dieu est heureux que nous nous réjouissions d’une manière saine et équilibrée. Toute joie pour l’homme est joie pour Dieu !
 
Toutefois, et nous l’avons peut-être expérimenté nous-mêmes, chaque fois que des personnes partent en vacances en en laissant Dieu à la maison !, volontairement ou involontairement, elles reviennent parfois fatiguées, et en définitive, insatisfaites !

En effet, l’homme ne vit pas seulement de pain, de jouissances diverses, de repos du corps, mais il doit
se ressourcer nécessairement aussi par la prière et les sacrements, et se nourrir de la Parole de Dieu dans l’Esprit-Saint.

Profitons des ballades pour méditer, contempler
l’Œuvre de Dieu dans la nature, prier le chapelet… Arrêtons-nous un peu pour lire et méditer plus longuement la Parole de Dieu, lumière sur nos sentiers de vacances.
Profitons de nos vacances pour retrouver une pratique plus régulière de la Messe, de la confession… Dieu nous attend partout, mais surtout dans Sa maison (l’église !). Les vraies et bonnes vacances sont finalement celles ou dans le vrai repos, on laisse le Seigneur faire Son travail en nous et autour de nous.
Au cours de ces vacances, avec Dieu, reposons-nous, marchons, réjouissons-nous, dans le silence, le partage et la joie, et même profitons de ce temps pour nous ressourcer.

Qu’en ce temps de vacances, chacun d’entre nous, dans la joie et la paix divine, connaisse un repos bien mérite près du Seigneur !
Sanctuaires, lieux d’apparitions et de pèlerinages, ermitages, monastères, églises, chapelles… sont des « Tentes du Rendez- Vous » ou Dieu nous attend pour nous combler de ses bienfaits, nous sanctifier, nous donner Sa Vie, Sa Paix et Sa Joie parfaite…
  
Bonnes et saintes VACANCES !
 
 

Père Évêque Gaëtan Boulay, Archevêque-Métropolitain

 

 

 

 

NOUS VOUS SOUHAITONS NOS MEILLEURS VOEUX POUR L'ANNÉE 2012

Chers Amis (es)

L'année 2011 a eu, comme les années passées, ses grandeurs et ses misères. À l'échelle mondiale, nous avons connu des attentats nombreux, des cataclysmes dévastateurs également, et nous courons toujours après une paix un peu plus stable en Irak, en Afghanistan, au Proche-Orient, dans certains pays d'Afrique et d'Amérique du Sud. Et nos familles ont eu, elles aussi, leurs difficultés et leurs souffrances. C'est la vie, comme on dit !

Mais il y a eu aussi de bonnes choses durant cette année qui vient de finir. Les médias en parlent moins, bien sûr. Mais des pays ont trouvé ou retrouvé une certaine stabilité politique, des familles ont été à nouveau réunies, des malades ont recouvré la santé, des misères ont été soulagées, des rêves ont été réalisés. Nous avons tous été témoins de ces petits miracles tant dans notre entourage qu'à l'échelle mondiale. J'aime à penser que chaque fois qu'un geste de bonté est posé, qu'un plus se produit dans notre monde, toute la planète en profite et grandit. C'est Jacques Michel qui dit bellement : « Ce sont les gouttes d'eau qui alimentent le creux des ruisseaux. » Et Pascal ajoute : «Toute la mer monte pour une seule pierre qu'on y jette. » Une seule pierre de compassion, une seule goutte de bonté, et notre monde se porte mieux ! N'est-ce pas réconfortant de savoir cela et surtout de le faire ?

C'est pourquoi en cette année qui commence, je voudrais, bien sûr, vous souhaiter de la santé, du travail, du repos aussi, des amis en quantité, de grandes et de petites joies. Quand nous avons tout cela, nous avons déjà posé un pied sur la route du bonheur. Je voudrais également vous souhaiter de faire une place toujours plus grande et plus belle au Seigneur dans votre vie : nous sommes parfois si accaparés par le quotidien que nous oublions que Dieu est là qui veille sur nous, qui nous aime constamment et qui s'intéresse à tout ce qui nous vivons. Je voudrais surtout vous souhaiter d'enjoliver la route de vos vies de nombreuses pierres blanches d'amitié, de bonté, d'entraide, de sourires, de poignées de mains et de tapes dans le dos, d'aumônes si vous le pouvez. Cela fait tant de bien et aux personnes qui en bénéficient et également à celles qui les prodiguent. La vie est faite de détails, dit-on. Que ces détails sont bons à goûter et aussi bons à donner !

Je vous bénis de tout coeur.

 

Bonne, Heureuse et Sainte Année 2012

L’Équipe de la Fraternité sacerdotale « Joseph-Ouvrier » et

de l’Institut clérical « Jésus de la Miséricorde »


 

 

  

Le Carême: Le mot Carême vient du mot quarante... Le mot quarante dans la Bible est symbolique. Plus qu'une durée précise, il désigne un temps de méditation, d'épreuves, d'abandon entre les mains du Père pour devenir un peu plus à son image.

 

·        Le temps du carême commence le mercredi des cendres (jour où l'on brûle les vieux rameaux) et se termine le samedi saint. C'est un temps de montée vers Pâques.

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NOTRE MISSION


"Vivre l'accueil inconditionnel du Christ, dans une pastorale axée sur la Miséricorde du Seigneur, afin d'être: l'Église au Service du Peuple de Dieu.